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LA CATHEDRALE SAINTE-MARIE D'AUCH
 
1ère partie 2 ème partie
 

Situation
Visite exterieur
Construction

Élaboration du plan
Vitraux

Le Chœur et les Stalles

Les orgues
Conclusion
Bibliograhhie
 

La cathédrale d'Auch est la dernière des grandes cathédrales gothiques
si l'on excepte celle d'Orléans.

 
Dressée sur un monticule abrupt, au-dessus de la vallée du Gers, elle est bâtie sur les ruines de la cathédrale romane, Saint-Austinde, et fut commencée en juillet 1489.
 
La construction commença par le chevet, et l'ensemble des travaux s'étendra sur 200 ans, la Consécration Solennelle, étant datée du 12 février 1548. La durée des travaux, achevés vers 1680, rend l'église complexe, par la variété des ces sources, qui ne nuisent cependant pas à son unité.
 
L'archevêque, François de Clermont-Lodève, qui avait longtemps séjourné à Rome au début du XVIème siècle, est un des Prélats, qui introduisirent en France, l'art de la Renaissance. Il en fit donc de même, dans cette église, où le style gothique flamboyant reste pur.
 
Une des cathédrales les plus récentes de France, elle possède une nef de 105m de long, 37m de large, une façade de la renaissance encadrée par deux tours de 44m, des voûtes d'ogives à 14m et 26m de haut, et un chœur immense.
D'apparence massive, elle réserve à l'intérieur des trésors d'élégance, et d'émotion, puisqu'elle est surtout célèbre, pour ses verrières, réalisées entre 1507, et 1513, par Arnauld de Moles (1460-1520).
Elles constituent un ensemble particulièrement achevé, de l'art de la renaissance.
 
 
 
SITUATION
 
 
Ville d'Auch
Ville d'Auch
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La ville d'Auch, le chef-lieu du département du Gers, faisant partie de la région Midi-Pyrénées, est un des plus anciens sites archiépiscopaux de France, (fin du IIIème siècle).

Dans cet ensemble architectural exceptionnel, se dresse la cathédrale Sainte-Marie, au cœur de l'ancienne cité épiscopale, formée par l'ancien Palais des Archevêques, par les bâtiments du Chapitre, et la Tour d'Armagnac.

La cathédrale se situe en haute ville, d'époque médiévale, d'où l'ordonnance des contreforts, et les arcs-boutants à double volée.
 
 
Sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, elle est classée " site majeur "
depuis 1998 au Patrimoine Mondial de l'Humanité.
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VISITE EXTERIEURE
 
A l'extérieur, apparaît la nette opposition, entre le massif occidental, survivance schématisée et modernisée de la façade de Notre-Dame de Paris, et les façades latérales, dotées d'arcs-boutants, et animées d'un riche décor flamboyant, notamment aux façades du transept.
 
Mur fortifié
Mur fortifié
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A l'est, elle présente une austérité voulue, puisqu'un mur fortifié muni de tours, enserrait le sommet de la colline.
Il protégeait depuis le XIème siècle, la cathédrale romane, le cloître, et les bâtiments occupés par les chanoines.
Ces bâtiments ont disparu, remplacés par la place Salinis, de même que le mur fortifié, ouvert en 1868, par l'escalier monumental. Restent au nord, une tour, dite la tour d'Armagnac, datée du XIVème siècle, et le siège du tribunal ecclésiastique, qui la complète.

A l'ouest, la façade surprend par ses proportions carrées, et son classicisme, issus du XVIIème siècle, mais s'impose sur la grande place, qui fut dégagée pour la mettre en valeur, et y établir un pittoresque parking, marché à ses heures.
Cette façade présente une grande harmonie, issue de dessins préalables soigneusement respectés, malgré une longue interruption des travaux.

Après les fondations du milieu du XVIème siècle, les architectes du XVIIème, ont encore respecté les dessins anciens.
Enfin, à partir de 1672, s'élève le premier étage des deux tours de façade, avec un programme de sculptures, moins riche que prévu. Le dernier étage des tours, plus sec, au décor peu développé, est terminé aux environs de 1680.
 
 
Parking Tours 1ér étage Tours 2ème étage
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CONSTRUCTION
 
Après avoir bâti la crypte funéraire, en soubassement sur le roc de la colline, pour gagner à l'Est sur une pente abrupte, (à partir de 1380-1390), sur un plan pentagonal d'origine septentrionale, s'élèvent peu à peu, les murs des cinq chapelles, suivant un tracé régulateur. Alors, la première de la cathédrale, fut posée solennellement le 4 juillet 1489.
 
L'archevêque Jean de Trémouille, va décider de l'élévation, et du voûtement du chevet, et des chapelles nord et sud de la partie droite du chœur (1490-1507). Pour cela, il fait venir des bords de Loire, un architecte habile à manier la pierre, et qui orne l'édifice des caractères du gothique flamboyant : on lui doit, dans la chapelle d'axe, le dessin du ciborium (ou dais sculpté), le tracé des portails du transept, aux hauts tympans vitrés, des lavabos des chapelles, munis de têtes de monstres et de feuillages épineux. De part et d'autre des chapelles du chevet, il conçu deux logements de veilleurs, dont les fenêtres donnent dans le déambulatoire.
 
 
C'est au XVIème siècle, que commencent les grands travaux mobiliers de la cathédrale, entrepris par un prélat d'envergure internationale, Mgr de Clermond-Lodève, qui entre autre, termine le chœur et le clôt de riches boiseries.
Cette entreprise sera largement inspirée de l'éclat des églises de Rome.
 
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Après la mise au tombeau, (chapelle du Saint-Sépulcre) on lui doit les vitraux, cycle complet, illustrant une conception encore médiévale : l'annonce de la venue d'un messie par les prophètes de l'Ancien testament, mais aussi ceux du monde antique, aidé par les sibylles. Les apôtres les accompagnent. Le premier vitrail du cycle, près du transept nord, illustre la création du monde, ainsi qu'Adam et Eve. Dans l'axe de la cathédrale, la chapelle du chevet présente la fin de la vie terrestre du Christ, et donc l'échec apparent des espoirs mis en lui : la crucifixion. Mais il se termine près du transept sud par l'annonce de sa résurrection. Ce dernier vitrail porte d'ailleurs le nom de l'auteur et la date du cycle : Arnauld de Moles, 1513.
 
Les riches Stalles à figures dans le Chœur des chanoines, s'ajoutent à cet ensemble : commencées au début du XVIème siècle, et terminées vers 1554, d'auteurs inconnus, leurs 113 sièges et leurs 67 hauts dossiers, illustrent le même programme que les vitraux. Notons encore le retable de Sainte-Catherine, daté de 1524.
 
 
Cependant, l'architecture de la cathédrale est à peine née : le chœur est couvert, au niveau des chapelles, par une toiture provisoire, et fermée au niveau du transept par un haut mur. En effet, le transept, la nef et les bas-côtés, n'avancent que très lentement ; seules ces dernières et les grandes arcades, étaient debout lors de la consécration de 1548.
On s'est contenté durant ce siècle de voûter le déambulatoire, d'établir des contreforts, des piliers de la nef, et de faire dessiner et bâtir les piliers du porche, accolés à la façade ouest, par Jean de Beaujeu, (1560-1562).
Au début du XVIIème siècle, le chœur est enfin voûté, (1617-1620) par P. Lévesville, venu d'Orléans, qui venait de terminer de monter les voûtes du chœur de la Cathédrale de Toulouse.
 
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La nef, est jusqu'alors occupée par le cimetière paroissial, et il faudra bien des tractations, pour arriver à y faire cesser la pratique des sépulcres. Elle sera alors bâtie par l'Archevêque Dominique de Vic, présent et actif sur le chantier. Il fait venir un architecte parisien, Jean Cailhon, à partir de 1629, et lui commande un travail considérable : le triforium, les voûtes des chapelles, du déambulatoire et de la nef, les meneaux et remplissages des vitraux, le pavement tout entier, le mur de façade ouest, et la tribune d'orgue. Ce travail n'est pas encore terminé en 1641, mais il reprend, malgré une certaine sécheresse, le modèle exact de l'élévation établie à la fin du XVIème siècle, modèle que les chanoines imposent dans leurs contrats.

C'est ainsi qu'à la suite des grandes arcatures des cathédrales du nord de la France,que va se développer différents types d'arcatures, comme sur un terrain expérimental. Très hautes, comme absorbant les bas-côtés qui les flanquent, les grandes arcades de la nef, retombent directement dans des piles circulaires, dépourvues de chapiteaux.
Les collatéraux sont éclairés par des baies, aux remplages flamboyants qui ouvrent les chapelles latérales.
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Après le grand retable du chœur de Pierre Souffron ( de 1609 à 1650), le mobilier de la nef peut trouver place : on pose les 13 vitraux des fenêtres hautes du chœur en 1620, du transept et de la nef en 1641, (18 vitraux et 3 roses, et ceux des chapelles de la nef, (12 vitraux) en 1648-1649. Suivent les retables des chapelles de l'Assomption, de la Nativité, et de la Compassion (vers 1662).

La destruction du mur séparant le chœur de la nef, amène la construction d'un jubé de pierre, qui bien que détruit en 1860, peut être reconstitué, grâce à des sculptures réemployées dans les chapelles Notre-Dame des Agonisants, et Notre-Dame.

Concernant les tours, elles ne furent achevées qu'en 1678, tout comme le porche, elles sont scandées d'ordres, et aérées de baies en plein cintre. Leur édification fut entreprise par les architectes Pierre Mercier et Pierre Miressus, et leur décor sculpté, est l'œuvre de François Auxion.
Enfin, elles sont occupées par un carillon de neuf cloches.
   
 
Ainsi, depuis la pose de la première pierre en 1489, jusqu'à la décoration sculpturale de la façade occidentale en 1678, près de 200 ans se sont écoulés.

Malgré cela, nous remarquons une réelle unité architecturale.
On avait donc choisi l'ogive, la voûte sur croisée d'ogives, c'est à dire le style gothique. Ce choix fut maintenu malgré tout.

Pourtant, entre temps, les goûts avaient évolué et les modes aussi. Les architectes successifs ne craignirent pas de s'en inspirer parfois. Cependant, ils veillèrent scrupuleusement à ne pas rompre l'harmonie de ce bel ensemble.

Dès lors, le gothique est devenu flamboyant. Et même en certains endroits, il a laissé carrément place au style Renaissance. Nous le remarquons plus particulièrement dans l'architecture mineure, et dans les décors secondaires : les verrières d'Arnauld de Moles, les stalles du grand chœur, les vitraux et les rosaces du XVIIème siècle, les retables, les crédences des chapelles, les triforiums, etc…
Façade de la cathédrale Sainte-Marie d'Auch
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Variété des styles :
 
 
Au niveau des combles, dans les murs des hautes nefs, s'ouvrent des triforiums sous des arcs à anse de panier. Cela ressemble à des balcons de style Renaissance. Des portes permettent d'y accéder. A l'origine, dans leur conception première, ces triforiums étaient un couloir continu, une espèce de galerie qui courait tout le long des voûtes, et à l'intérieur de combles, pour leur donner du jour. Dans le cas concret de notre cathédrale, ils apparaissent comme un décor en surcharge sans utilité pratique.
 
Les deux portails Nord et Sud du transept, les trois porches occidentaux, le décor sculpté des tours, sont nettement Renaissance ou classique. Nous y voyons des arcs en plein cintre, des frontons, toute une série de frises et de bas reliefs, et de nombreuses niches pour recevoir des statues. Des colonnes, et des pilastres d'ordre corinthien, y supportent des entablements couronnés par des balustrades.
 
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Carole HALAIS
Exposé réalisé en cours d'Histoire de l'Architecture en 2002
Deuxième année / École d'Architecture Paris la Villette
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